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- Introduction
:
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- Cobalt (Co)-poids atomique 58,9,
densité 8,9 g/cm3, et point de fusion 1495 °C, est
insoluble dans l'eau, mais soluble dans les acides. C'est un
métal bleuâtre-blanc, brillant, très dur, avec
des propriétés magnétiques. Les minerais les
plus importants sont les arséniures, les sulfures et les
oxydes. Le Zaïre est le plus grand producteur du monde avec
58% de la production.
- Les composés du cobalt
commercialement significatifs sont les oxydes, l'hydroxyde, le
chlorure, le phosphate, le carbonate, l'acétate, l'oxalate,
et autres dérivés de l'acide carboxylique.
- Les composés utilisés
par les céramistes sont le carbonate et l'oxyde.
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- Utilisations et Sources
d'Exposition :
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- Environ 75% de sa consommation est
utilisé dans la production d'acier et d'alliages.
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- Il est employé:
- -dans la production d'alliages
très résistants. On utilise l'alliage
aluminium-nickel-cobalt dans la fabrication des aimants;
- -dans l'industrie du métal dur ou
des métaux frittés. Le mélange cobalt-carbure
de tungstène est particulièrement résistant
(dureté de 90% à 95% de celle du diamant). Il est
employé pour fabriquer des dents de scies, foreuses,
forets, mèches perceuses;
- - dans l'industrie de la
céramique et du verre les sels de cobalt sont
employés pour la préparation des glaçures et
des colorants;
- - dans le cobaltage des métaux
par électrolyse, ce qui les recouvre d'un brillant plus
résistant que le nickel;
- - dans le corps de certains outils comme
matériau d'union avec leur extrémité de
tungstène.
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- Le meulage de prothèses
chirurgicales et dentaires (alliage avec le nickel, le chrome et
le molybdène) peut entraîner l'exposition au cobalt
ainsi que le polissage des diamants à l'aide de disques
composés de micro diamants dont le liant est le cobalt.
- Le cobalt est présent à
l'état de traces dans divers ciments.
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- Toxicologie
Expérimentale :
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- Chez le rat, la dose létale 50
(LD50) par voie orale de différents composés
inorganiques du cobalt (fluorure, oxyde, phosphate, bromure,
chlorure, sulfate, nitrate, et acétate de cobalt) varie de
150 à 500 mg/kg de poids corporel.
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- Les animaux à qui on a
donné par voie orale ou par injection du chlorure de cobalt
ont des concentrations plus élevées dans le foie,
avec des concentrations légèrement
inférieures dans les reins et la rate.
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- Les sels de cobalt par inhalation
causent de l'irritation respiratoire menant possiblement à
de l'oedème pulmonaire (pneumonie chimique) chez les
animaux. Les études par inhalation chez les hamsters n'ont
montré aucune augmentation de tumeurs pouvant être
dû à l'oxyde de cobalt.
- Son action polycythémique
ressemble à la polyglobulie essentielle humaine. Cette
action résulterait de son action instable in vivo sur les
lysosomes rénaux causant la sécrétion d'un
facteur stimulant la production
d'érythropoïétine.
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- Des lésions pancréatiques
ont été observées chez les animaux mais, les
effets sur les cellules pancréatiques sont
réversibles avec hyperglycémie.
- Le cobalt peut causer de la
dégénérescence myocardique.
- Des cancers (cancer du poumon,
rhabdomyofibrosarcome) peuvent être causés chez les
animaux, du moins quand le cobalt (poudre d'oxyde, chlorure) est
administré parentéralement ou par voie
intratrachécale. Dans les cellules procaryotes
in vitro, les composés divalents du cobalt (CoII)
ne causent aucune action mutagénique.
- Dans les cellules de mammifères
in vitro, les composés du cobalt induisent des
cassures de l'ADN et une augmentation des échanges entre
chromatides soeurs et des micro noyaux.
- Le sulfure de cobalt (CoS), insoluble,
induit des cassures dans les cellules ovariennes chez le hamster
chinois. Le chlorure de cobalt in
vivo, ne semble pas être
foetotoxique ni tératogène chez le rat; mais aux
doses élevées, il peut causer de la
dégénérescence testiculaire chez les rongeurs
qui est partiellement réversible avec l'administration de
zinc.
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- In vivo, le cobalt inhibe les enzymes microsomiques
oxydant les substances étrangères et abaisse la
concentration en cytochrome P 450
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- Toxicologie Clinique
:
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- I-Généralités
:
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- Chez la population
générale, les aliments et boissons
représentent la source principale d'exposition au cobalt.
Des traces de cobalt sont également présentes dans
divers produits de ménage. Un atome de cobalt compose le
noyau central et nécessaire de la vitamine B12, aussi
appelée cyanocobalamine, molécule qui est une
vitamine essentielle.
- Sa carence peut causer de
l'anémie.
- La polycythémie a
été rapportée chez les gros buveurs de
bière enrichie au cobalt. Intrinsèquement, le cobalt
n'est pas essentiel chez les humains ou autres mammifères.
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- II-Voies d'Absorption et Exposition
:
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- Les voies d'absorption habituelles sont
l'ingestion et l'inhalation.
- L'absorption par la peau peut se
produire avec certains composés mais elle est basse.
- La source principale d'absorption
pendant l'exposition professionnelle se fait par
l'intermédiaire de la voie respiratoire.
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- III-Biochimiocinétique
:
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- Le cobalt n'est pas un toxique
cumulatif.
- L 'apport quotidien normal par ingestion
est estimée à 20-40µg.
- La charge corporelle totale est
d'environ 1,5mg.
- Après absorption, le cobalt est
principalement distribué au foie.
- Le cobalt est principalement
excrété dans l'urine et à un moindre
degré par l'intermédiaire des fèces. On a
estimé que l'absorption gastro-intestinale du chlorure
radioactif de cobalt chez l'homme est environ 18%. Huit jours
après l'administration parentérale, on
élimine 56% et 11% de la dose donnée dans l'urine et
les fèces, respectivement. Après une
élimination rapide initiale, le 10% restant est
excrété habituellement lentement avec une demi-vie
d'environ 2 ans.
- Des concentrations relativement
élevées sont également retrouvées dans
le myocarde (coeur). La portion principale du cobalt
administré par voie parentérale est
éliminée rapidement, principalement par
l'intermédiaire de l'urine. On a rapporté que des
concentrations en cobalt de 90µg/m3 dans l'air correspondent
à une concentration urinaire de 100µg/L après
un poste de travail, diminuant à la moitié de cette
concentration en 1 jour.
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- Les concentrations normales de cobalt
dans le sang et l'urine de personnes non-professionnellement
exposées sont d'environ 0,1 à 2 µg/L. Les
niveaux de cobalt dans le sang, et en particulier dans l'urine,
augmentent proportionnellement avec le niveau d'exposition
professionnelle, et peuvent être employés pour la
surveillance biologique de façon à évaluer
l'exposition individuelle.
- L'élimination du cobalt est
considérablement plus lente chez les patients
urémiques.
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- IV-Symptômes et Signes
Cliniques :
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- A-Toxicité Aiguë
:
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- Irritation possible de :
- -la peau;
- -les yeux;
- -les voies respiratoires.
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- Si ingéré ou inhalé
en importantes quantités :
- -nausées;
- -vomissements;
- -diarrhée;
- -épigastralgie.
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- B-Toxicité Chronique
:
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- 1-Intoxication Non-Professionnelle
:
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- Des manifestations endémiques de
cardiomyopathie avec mortalité jusqu'à 50% ont
été décrites chez de gros buveurs
(jusqu'à 10 L/jour) de bière contaminée par
du cobalt correspondant à une exposition de quelques
milligrammes par jour. On a suggéré que cette
cardiomyopathie avait une origine multicausale, puisque
l'exposition au cobalt de la bière était
considérablement inférieure aux doses prescrites
chez les patients présentant de l'anémie.
- D'autres facteurs d'importance sont la
consommation d'alcool combinée à un statut
alimentaire généralement déficient. Cette
pratique d'enrichissement de la bière avec du chlorure de
cobalt afin d'améliorer la stabilité de la mousse a
été abandonnée.
- La maladie peut être reproduite
dans l'animal.
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- 2- Intoxication Occupationnelle
:
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- Les deux organe-cibles les plus
importants sont le système respiratoire et la peau.
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- Symptômes
Respiratoires:
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- L'exposition concomitante au carbure de
tungstène augmente le taux pulmonaire d'absorption du
cobalt métallique.
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- a-Symptômes
Transitoires:
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- L'essoufflement, l'irritation
pharyngée, les éternuements et la toux sèche
ne se rencontrent que pendant le travail et disparaissent avec le
changement de travail. L'exposition à une concentration
près de 40 µg/m3 pendant quelques heures serait
suffisante pour causer ces effets.
- On démontré qu'une
exposition au-dessus de 50 µg/m3 principalement, cause une
augmentation de la prévalence de l'essoufflement d'effort
dans une raffinerie où des ouvriers étaient
exposés au cobalt métallique, oxydes et sels.
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- b-Rhinite Spasmodique ou Asthme
Professionnelle :
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- Le tableau clinique peut être
celui d'une rhinite spasmodique ou d'un asthme professionnel
typique, vrai, classique avec une origine immunologique probable.
Des anticorps (IgE) contre le complexe cobalt-albumine ont
été trouvés dans le sérum de patients
souffrant d'asthme au cobalt.
- Un test de provocation au chlorure de
cobalt peut être positif.
- Dans l'industrie des métaux durs,
l'asthme au cobalt peut se rencontrer à des niveaux
d'exposition plus bas que 50 µg/m3.
- Dans une étude, le syndrome ne
s'est pas développé avant une exposition de 6
à 18 mois.
- En dépistant 1039 ouvriers du
carbure de tungstène des sibilances ont été
rencontrées chez 0,9% d'entre eux.
- Il n'y a aucune évidence que ce
type de maladie progresse vers la fibrose interstitielle.
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- c-Alvéolite Allergique
:
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- Les symptômes peuvent ressembler
à ceux de l'alvéolite allergique (essoufflement,
frissons, fièvre).
- Des cas ont été
décrits parmi des ouvriers exposés au cobalt dans
des huiles de coupe employées pour polir des métaux
durs. Les symptômes disparaissaient quand les ouvriers
étaient loin du travail pour 1 mois mais revenaient quand
ils reprenaient le travail.
- L'alvéolite peut être
associée à une réaction bronchoconstrictive.
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- d-Alvéolite Desquamative
:
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- L'alvéolite desquamative avec
cellules géantes multinucléées (cellules
alvéolaires de type II et macrophages) évoluant
progressivement vers de la fibrose interstitielle diffuse,
caractérisée médicalement par de
l'essoufflement et perte de poids, peut se développer.
- Sur une base clinique, fonctionnelle et
radiologique, ce syndrome dans sa phase aiguë ressemble
à la précédente alvéolite et nous
pouvons nous demander si une distinction entre les deux syndromes
est justifiée.
- Au début de la maladie, la
symptomatogie peut être très pauvre (toux
sèche, essoufflement à l'effort) et la radiographie
du poumon peut sembler normale. Si l'exposition persiste,
l'état général de la santé peut se
détériorer et une alvéolite rapidement
mortelle peut se produire.
- On a observé cette maladie
principalement dans l'industrie des métaux durs et du
diamant.
- Les épreuves de fonction
respiratoire montre une atteinte restrictive et une
capacité de diffusion au CO abaissée.
- La radiographie pulmonaire montre des
lésions réticulo-nodulaires.
- Des cellules multinucléées
géantes peuvent être trouvées lors du lavage
bronchoalvéolaire.
- On suspecte une origine allergique
à cette maladie.
- Lors d'un dépistage chez 1039
ouvriers du carbure de tungstène, on a observé une
atteinte pulmonaire interstitielle chez 0,7% de ceux-ci.
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- Des expériences chez les animaux
tendent à incriminer le cobalt comme cause principale de
l'alvéolite desquamative mais sa toxicité pulmonaire
serait augmentée par la présence du carbure de
tungstène et autres substances.
- Des résultats analogues ont
été rencontrés chez des travailleurs
exposés à un mélange de poussière de
cobalt et autres substances telles que des carbures.
- Mais, quelques auteurs croient que
l'exposition aux poussières de cobalt sans exposition
concomitante au carbure de tungstène (polissage de diamant)
peut seule causer de l'alvéolite fibrosante avec infiltrat
interstitiel de cellules mononucléaires géantes ou
fibrose interstitielle diffuse.
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- Effets Cutanés
:
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- Le cobalt peut causer de la dermatite
allergique avec tests épicutanés positifs (urticaire
et/ou eczéma).
- Le cobalt lui-même est un agent
sensibilisant de même que différents de ses sels et
oxydes.
- Cette dermatite allergique du type
érythémateux/papulaire se rencontre habituellement
sur les secteurs de peau soumis au frottement, tel que la
cheville, les plis du coude, et les côtés du cou.
Même s'il n'y a aucune allergie croisée entre les
métaux, la sensibilisation au cobalt se rencontre souvent
chez les patients déjà allergiques au chrome et/ou
nickel.
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- Autres Effets :
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- - La cardiomyopathie au cobalt a
été décrite chez des ouvriers exposés
au cobalt dans différentes situations.
- -De la polycythémie a pu
être rencontrée chez des ouvriers exposés au
cobalt dans la production des carbures métalliques
frittés.
- - Un cas de surdité progressive
et d'atrophie du nerf optique a été attribuée
à une exposition grave au cobalt métallique en
poudre pendant 20 mois.
- -De l'hypothyroïdie infra-clinique
a été décrite parmi des ouvriers
exposés exclusivement au cobalt dans une raffinerie de ce
métal.
- - Des effets oculaires comme de la
congestion des conjonctives ont été décrits.
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- Carcérogénèse
:
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- Chez l'homme, on a suggéré
que le cobalt était cancérigène (poumon); il
est des plus probable que ceci soit dû à une
exposition associée à d'autres particules telles que
le carbure de tungstène, ou à une exposition
concomitante à l'arsenic et au nickel comme
suggéré chez des ouvriers employés dans le
recyclage du cobalt pour des sociétés d'extraction
du nickel.
- On a observé une augmentation
significative du cancer du poumon chez les ouvriers de certaines
industries de métaux durs, mais pas dans d'autres.
- On convient que les données
humaines sont insuffisantes pour conclure que le cobalt en soi est
cancérigène chez l'homme. Le cobalt a
été classé comme étant probablement
cancérigène pour les humains, groupe 2B, par le
CIRC(IARC).
- Tenant compte des données des
études épidémiologiques, il est possible que
l'exposition à des poussières de métaux durs
puisse augmenter le risque de cancer du poumon mais ceci exige
confirmation.
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- Surveillance
Médicale :
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- Le cobalt sanguin et urinaire
reflète principalement l'exposition récente.
- Parmi des ouvriers exposés
à la poussière de cobalt-carbure de
tungstène, une bonne corrélation a été
trouvée entre la sévérité de
l'exposition au cobalt et sa concentration dans l'urine à
la fin de la semaine de travail.
- Tenant compte de la demi-vie biologique
du cobalt urinaire, sa concentration à la fin de la semaine
de travail reflète la plupart du temps l'exposition moyenne
des jours précédents.
- Dans ces circonstances, une exposition
moyenne de 0,1 mg/m3 mènerait à une concentration
urinaire de 60 µg/L à la fin de la semaine de travail.
- Les mesures sanguines et urinaires
à la fin du poste de travail reflètent aussi la
gravité de l'exposition.
- L'ACGIH a proposé en 1996:
- -Urine : 15 µg/L comme limite
biologique (fin de la semaine de travail) correspondant à
un TLV atmosphérique de 20 µg/m3.
- -Sang : une concentration permise
maximale de 0,1 µg/100 ml (fin de la semaine de travail).
- Lorsque l'exposition a été
cessée pour une longue période de temps, ces mesures
ne sont plus adéquates pour évaluer l'exposition
précédente, mais les mesures dans les cheveux et les
ongles pourraient le permettre.
- Ceux qui ont subi une arthroplastie de
la hanche ( prothèse de la hanche) peuvent avoir des
niveaux élevés en cobalt, chrome et nickel
urinaires.
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- Examen Périodique :
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- Pour les ouvriers exposés au
cobalt et aux métaux durs.
- Il devrait comporter:
- -une histoire médicale
spécifique;
- -un examen physique avec une attention
spéciale à la peau et aux poumons;
- -une radiographie des poumons à
tous les 2 ans;
- -une spirométrie une fois par
année et capacité de diffusion du CO à tous
les 2 ou 3 ans;
- -un dosage urinaire du cobalt.
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- Limite d'Exposition
:
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- Au Québec, la VEMP (Valeur
d'Exposition Moyenne Pondérée) est de 0,02 mg/m3
(comme Co) pour le cobalt métallique et les composés
inorganiques. Il a une désignation C3, ce qui signifie
qu'il est un carcérogène chez les animaux et les
résultats des études chez les animaux ne sont pas
nécessairement applicables à l'homme,
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- Sommaire
:
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- Certains composés du cobalt
peuvent pénétrer la peau mais leur absorption est
basse.
- Si le contact avec la peau est
important, de la protection cutanée devrait être
employée pour éviter la sensibilisation de la peau.
- Un bon entretien ménager de votre
studio est important. Le fait d'éviter les processus
produisant inutilement de la poussière est également
important.
- Selon la gravité de l'exposition,
de la ventilation locale devrait être employée et
l'air aspiré devrait être expulsé dehors pour
éviter de produire de la poussière à partir
des tables de travail et du plancher. Le port d'un masque
approuvé pour la poussière, quand l'exposition
semble dangereuse, est obligatoire.
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- Edouard Bastarache M.D.
(Médecin du Travail & de l'Environnement)
- Auteur de" Substitutions de
matériaux céramiques complexes "
- edouardb@sorel-tracy.qc.ca
- http://www.sorel-tracy.qc.ca/~edouardb/
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- Références :
- 1-Chemical Hazards of the Workplace,
Proctor & Hughes, dernière édition.
- 2-Occupational & Environmental
Medicine, Ladou J., dernière édition.
- 3-Sax's Dangerous Properties of
Industrial Materials, Lewis C., dernière
édition.
- 4-Occupational Medicine, Zenz C.,
dernière édition.
- 5-Toxicologie Industrielle et
Intoxications Professionnelles, Lauwerys R.R.
- dernière
édition.